Encore peu connu, le studio lyonnais Mi-Clos fait son bonhomme de chemin et annonce à travers un trailer intrigant son prochain projet, Out There. En partenariat avec FibreTigre, un professionnel sur la question de la fiction interactive, le jeu veut vous emmener loin dans l'espace, là où personne ne vous entendra crier parait-il.
On sait encore peu de choses de ce jeu mais on nous assure une sortie sur PC, Mac et supports mobiles. Il y serait question d'un astronaute perdu dans une autre galaxie cherchant inexorablement à retourner d'où il vient. Articulé sur des éléments de gestions et de constructions, l'espace s'offrira à vous, libre d'aller et venir, pour peu que des êtres celesto-cosmique ne vous empêchent de respirer. Dans l'espace.
En attendant d'en savoir plus, savourez le dit-trailer. On vous recontacte dès qu'on a des nouvelles. A vous Houston.
Un des meilleurs jeux indépendants de l'année 2012 refait parler de lui. C'est à travers cette vidéo qu'on apprend l'arrivée sur PC le 21 mars d'une Gold Edition. Une édition créée pour l'occasion qui comprend Trials HD et Trials Evolution dans une parure graphique améliorée et aussi bien en boîte qu'en dématérialisé. Si vous voulez vous convaincre du divin bonheur que procure le premier opus, vous pouvez toujours lire et relire le test made in Indéblogable.
Quoi de mieux qu'un bon feu de cheminée pour passer un moment agréable, oublier ses soucis et regarder les flammes vous bercer? C'est surement ce que se sont dit les gars de Tomorrow Corporation (du même nom que la société in game). Composée de Kyle Gabler, compositeur et développeur attitré de Little Inferno, et de ses fidèles acolytes Allan Blomquist et Kyle Gray. A eux trois, ils ont créé un jeu qui est difficile à décrire tant il est prenant et pourtant futile.
Dès les premières secondes, sa musique harmonieuse, puissante et exaltante va vous transporter. Si vous êtes un joueur attentif, vous reconnaîtrez un graphisme et une emprunte musicale ô combien reconnaissable. Je veux bien sûr parler de World of Goo. Souvenez vous de ce jeu avec des petites boules de Goo qui s'assemblaient pour créer des structures complexes capables de monter haut dans le ciel. Si la ressemblance est frappante c'est tout simplement parce que Kyle Gabler est à l'origine de ce dernier en tant que co-fondateur de 2D Boy. Maintenant que les présentations sont faites, passons aux choses sérieuses.
Comme expliqué à l'instant, Little Inferno c'est d'abord un jeu d'ambiance. Pour moi, il excelle dans l'art de scotcher un joueur à un écran, peu importe le contenu. Véritable expérience vidéoludique, Little Inferno est un simulateur de feu de cheminée. Rien de plus. Pourtant, j'ai passé bizarrement une heure voire plus sans m'ennuyer dès le premier essai. Ultra addictif, attiser un feu avec des objets achetés préalablement n'aura jamais été aussi drôle. Et histoire de vous hypnotiser un peu plus, le but est de trouver des combinaisons qui vont vous faire avancer dans le jeu. Simple et terriblement efficace. Ce qui fait aussi son irrésistible force, c'est d'être pleins de références diverses et variées qui toucheront votre âme de joueur.
Pour finir et parce que Kyle Gabler dispose d'un héritage, Little Inferno est un jeu qui n'oublie pas un fond encore une fois très étonnant. World of Goo posait les bases d'un raisonnement sur l'écologie et l'imaginaire. Son petit frère spirituel introduit la société de consommation et une léthargie ambiante sociétale. Je ne vous en dis pas plus.
Si vous avez déjà fait World of Goo et si vous aimez les ambiances travaillées, Little Inferno est fait pour vous. Pour les autres, le trailer ou sa bande-son chatoyante devrait vous convaincre d'y attacher un peu d’importance. Parce qu'il dispose d'un gameplay très simple et d'une structure par étape, il vous viendra surement l'envie d'y revenir de temps en temps, même après avoir fini l'histoire qui disons-le, n'est pas très longue. Alors, un peu à l'image d'un Journeyde Jenova Chen, l'expérience que procure Little Inferno vaut le coup d'être vécu. Tomorrow Corporation vous ouvre ses portes sur le site, Steam et WiiU. Bienvenue.
Première grosse sortie indépendante de l'année, le studio Double Fine Productions de Ron Gilbert et de Tim Schafer ont développé en partenariat avec SEGA le désormais imminent The Cave.
A l'origine des Monkey Island ou plus récemment de Stacking, le studio enfante un genre qu'ils apprécient particulièrement. Ce jeu d'aventure se place à l'intérieur d'une énigmatique cave. Parmi sept personnages aux capacités uniques, votre équipe de trois trublions devra survivre aux dangers et résoudre les énigmes qui n'attendent qu'eux.
The Cave sort le 23 janvier sur le PSN et Steam pour 12,99 euros. Vous en aurez pour 1200 Microsoft Points sur le XBLA. Une date pour l'eShop de la WiiU sera communiquée prochainement. Avec autant de plateformes, vous n'avez que l’embarra du choix.
Indius, un site dédié aux jeux indie, a eu la bonne idée de créer un wiki spécialisé histoire de glaner en une source unique le savoir ultime du jeu indépendant : Indiepedia (version bêta).
Si la démarche est louable, j'ai toujours trouvé étrange de répertorier, dans une page annexe, un contenu que l'on peut retrouver sur Wikipedia. Espérons ainsi que l'avenir de cette initiative me donnera tort et qu'une forte plus-value, un peu à l'instar d'un certain Minecraft Wiki, saura imposer cette nouvelle base de données. Il ne nous est pas interdit d'y participer qui plus est. Alors si c'est pour le bien de notre loisir préféré...
Prenez un PC lors d’une
soirée trop arrosée rencontrant une console, jeune et prude et pourtant tout
aussi imbibée et vous obtiendrez quelques temps après la dernière invention de Valve:
La Steam Box. Habile mélange entre PC et console de salon traditionnelle, c’est
maintenant la Steam Box qui viendra se loger bien au chaud sous votre TV.
Nous allons ici très vite
en besogne car la « vraie » Steam Box n’est pas officialisée. C’est
en effet la société Xi3 qui a profité du CES 2013 pour annoncer sa
collaboration avec Valve sur la création d’une machine ultra compact qui
profitera d’une large bibliothèque de jeux. On ne se doute pas une seule
seconde que ce sera Steam, évidemment ! Ajouter à cela « Big Picture »,
la nouvelle interface de Steam, arrivée il y a quelques semaines permettant de
circuler dans le logiciel grâce à la manette et en plein écran.
Donc pas de Steam Box mais
un nouveau projet cachant encore quelques mystères portant le doux nom de code
qu’est : Piston.
La commercialisation de
Piston est prévue pour l’année 2013, soit l’année précédant l’arrivée les
consoles next gen et son prix pourrait bien avoisiner les 999$. Une entrée de
gamme serait envisagée à 499$, rien de très officiel. C’est donc une véritable
ode à la dématérialisation que nous propose Xi3. Quand on voit la véracité des
offres Steam de ces dernières semaines, cela risque de faire très mal aux
constructeurs déjà installés depuis
longtemps dans nos salons.
Pour les connaisseurs, voici quelques détails
techniques :
- 1 port
Ethernet - 1 port audio - 1 port audio
optique SPDIF - 4 ports USB 3.0 - 4 ports USB 2.0 - 4 ports eSATAp - 2 ports Mini
Display - 1 port
DisplayPort/HDMI
Que ce soit en comics, livres,
Serie TV ou jeux vidéo, la licence créée par Robert Kirkman est décidément une franche
réussite. C’est dans une interview accordée au Wall Street Journal que Dan
Connors, le patron de Telltale Games, a affiché officiellement la réussite
commerciale de leur jeu. La première
saison de The Walking Dead, composé de cinq chapitres, s’est en effet
vendue à près de 8.5 millions d’exemplaires. Il est clair que la qualité du jeu
y est pour quelque chose car ce premier opus s’impose comme étant l’un des meilleurs
jeux indépendants de l’année 2012. Pourtant, se cache une stratégie marketing
incroyablement bien pensée.
Leur stratégie de multiplication
de portages a clairement eu un effet positif sur le succès du titre. Le jeu est
disponible sur toutes les plateformes habituelles telles que le XBLA, le PSN,
Mac et PC mais également sur iOS, d’où provient 25% des ventes. Sachant que le
premier épisode est gratuit sur les objets à la pomme, leur offrant une bonne
visibilité au passage, la stratégie de fidélisation au quatre autres épisodes a
clairement bien fonctionné.
Ajoutez à cela la diffusion de la
série TV en parallèle qui ne cesse de casser le record d’audience de la FOX et
vous obtiendrez une nomination Game Of The Year et une autres Studio Of The Year des
Video Game Awards.
Précisons tout de même que cela n’enlève en rien la qualité du titre, vous en
serez d’ailleurs convaincus dans le test qui arrivera très prochainement sur
indéblogable !
Selon Dan Connors, une deuxième saison est déjà en préparation. Attention à ne
pas effacer vos sauvegardes car celles-ci risqueraient bien d’être utiles. Les
conséquences des choix faits dans la première saison auront une influence directe
sur la suite des évènements, merci Telltale !
Si vous ne connaissez pas encore Daedalic Entertainment, je ne peux que vous conseiller de lire le test de Edna & Harvey's New Eyes.
Deponia est la nouvelle licence du studio allemand. Et parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, on reste dans l'univers du point and click déjanté en anglais sous-titré anglais encore une fois. C'est comme un retour dans la maison familiale : c'est agréable de revenir dans un endroit que l'on connait bien. Heureusement pour nous, Daedalic a pensé à intégrer de bonnes idées pour animer ce voyage loufoque.
Ce qui est vraiment agréable avec Daedalic, c'est le soin apporté à la bande son. Dès les premières secondes, on comprend que l'ambiance sera bonne. Plus encore, l'introduction du jeu fascine. On nous transporte dans un univers en chanson avec un didacticiel hilarant qui tranche avec la tendance à un réalisme et à des situations sérieuses que l'industrie du jeu vidéo veut faire valoir avec les grosses licences.
Dans l'histoire, on se voit donc incarner Rufus, un utopiste gaffeur et égocentrique en quête d'aventures extraordinaires. Et des aventures, il va en avoir. Un peu contre sa volonté mais parce qu'il l'a bien cherché quand même, faut pas déconner, Rufus va faire une rencontre qui va l'emmener loin de cette vie qui l'ennuie, loin de la simplicité de Kuvaq, la "ville décharge" et de Deponia, la "planète décharge". Il se promet à une vie sur Elysium, une planète où l'on dit que la vie y est belle et pleine de luxe, où les déchets n'ont pas leur place. Sauf que personne n'a fait le voyage pour en attester. On sait que les apparences peuvent être trompeuses mais ça, Rufus ne veut pas le savoir. Rien ne se passera comme il faut et notre héros fera gaffes sur gaffes dans des situations aussi absurdes les unes que les autres. Et si on prend plaisir à suivre cette histoire à l'humour anglais corrosif, c'est grâce à des personnages travaillés, qu'ils soient récurrents ou même secondaires, qui servent une écriture hautement séduisante.
Graphiquement original, le titre affiche des tableaux en 2D plutôt chiadés ou les déchets sont autant de détails dans ce monde fait d'objets de récupérations et de métal rouillé. Le dessin est aussi plus travaillé que par le passé. Le design général est vraiment bon. C'est une belle laideur qui étonne, un choix esthétique steam punk qu'on aurait aimé voir dans plus de tableaux. Les animations sont un cran au-dessus de leurs anciennes productions et les courtes vidéos animées sont plaisantes.
Le gameplay de Deponia reste du point and click pur et dur. On cherche des éléments de décors pour progresser et intéragir. C'est malgré tout plaisant de voir que Daedalic a cherché à faciliter cette approche en permettant grâce à la barre d'espace de voir les éléments avec lesquels interagir justement. La molette de la souris est aussi très utile puisqu'il permet d'ouvrir comme un volet l'inventaire du jeu. C'est tout bête mais ça fluidifie grandement l'aventure.
C'est justement sur la fluidité du jeu que je veux maintenant revenir. Un point and click sans puzzle c'est comme une épingle sans nourrisse. Vous voyez le jeu de mot? Vous trouvez ça bancal? Deponia c'est un peu ça justement. Les énigmes, bien que très variées, sont des fois tellement capillotractées qu'on se perd dans le décor, à revenir dans plusieurs tableaux en cherchant une résolution qui ne parait pas si idiote une fois accomplie. Étrange sensation qu'on trouvait déjà dans Edna & Harvey's. L'absurde jusqu'au bout des doigts. Un choix qui plait ou non. Peut être que si j'étais un peu meilleur en anglais, certaines subtilités me sauteraient plus aux yeux.
Inutile d'en dire davantage. Deponia est la digne suite des jeux de DaedalicEntertainment. On prend plaisir à découvrir le génie inventif et créatif qui rappelle les jeux de Double Fine Productions. Une référence qui fait forcement sens dans le monde très fermé des point and click. Préparez vous à rire, à jubiler et chanter en compagnie du déjà grand Rufus.
Une jeune équipe d'indépendants
français un peu barrés mais inoffensifs, sortira son premier jeu, Space Origin,
d'ici quelques mois. En développement depuis Février 2012, Space Origin prendra
la forme d’un jeu web de stratégie en free to play, par navigateur, à
l'ambiance cybernétique. Sur Indéblogable, nous vous ouvrons les portes de ses
coulisses, grâce aux screens pris lors de l'Alpha qui a eu lieu récemment.
Sur SpaceOrigin, le débarquement
se fait avec le choix de sa race de Cyborgs. Les Colosses, à la
puissance effrayante, les Aldéïdes, à l'ingéniosité immorale et les Prométhés,
à l'incommensurable instinct de survie. Vous continuerez ensuite par le choix
d'une des 11 planètes du système dans lequel vous évoluerez pour y implanter votre
base. Chacune comptera le même nombre de joueurs, mais aura une taille et
une ambiance différente. En choisissant par exemple une petite planète, vous
serez sûr d'avoir une tendance aux combats fréquents !
Le développement de votre base
sera également très important. Vous pourrez compter sur de nombreux bâtiments tous modélisés
en 3D et évolutifs. La possibilité de zoomer pour les admirer, d’observer l’avancement
de vos constructions par étapes et de voir l’évolution de votre base tout au
long du jeu offre une réelle implication aux joueurs.
Pour ce qui est des combats, ceux-ci
se visualiseront dans une interface dynamique. Vous aurez le choix entre
une visualisation immersive, et l'autre au tour par tour, comme un échiquier de
combat, pour affiner sa stratégie lors des formations de vos flottes. Oubliez
donc les rapports de combats austères et sans saveur.
Le commerce présente aussi de
nombreuses possibilités. Il y a une bourse interne relative aux ventes et
achats de ressources, et ceux qui sauront l'utiliser pourront s'enrichir facilement.
Mais il y a aussi le marché entre joueurs ! Et un système de petites
annonces permettant de vendre et d'acheter toute sorte de choses ! Notons que
vous aurez la possibilité de vendre les coordonnées des bases qu'ils trouvent
lors de leurs explorations, ça promet.
On en vient donc à l'exploration
! Elle fera partie des nombreuses possibilités du jeu. Les surfaces et sous-sols des
planètes sont tous différents et contiennent des «surprises». En fouillant, d'importants avantages
ingame pourront être dénichés. C'est justement sur l'exploration
qu'on verra la véritable définition de SpaceOrigin qui se veut être un play
to play. Car les joueurs pourront, à travers des quêtes et des missions,
trouver des trésors, comme des bonus, et même du Premium.
Pour résumer, l'Alpha2 a montré
un gameplay riche en possibilités. Tant dans les activités de construction, de
recherche technologique, de commerce, de combat, de domination, d'exploration, ou
de fouille. L'Alpha3 qui aura lieu dans un mois présentera justement LA
spécialité de Spaceorigin, la politique.
Précisons également que chaque
mois, un joueur par planète sera élu Empereur par les autres joueurs,
pour les gouverner tous. Et il fera campagne pendant une semaine pour
les convaincre. De nombreux moyens seront à sa disposition. Affiches, slogans,
propagande, persuasion, débats, messages, vidéo. Tout sera bon pour être vu et pour être élu !
L'Alpha3 très fermée aura lieu d'ici quelques semaines et comptera entre 150 et 200 testeurs. D'ici là, nous en saurons davantage sur les
autres parties du développement qui seront disponibles. Pour plus de détails
sur le gameplay, et mieux qu'un long discours, voici la vidéodu jeu qui
tourne présenté par un hardcore gamer et testeur.
En attendant, et pour avoir la
possibilité de gagner des Clefs Alpha3 ou Bêta fermée, n'hésitez pas à vous
pré-inscrire et à réserver votre pseudo sur le site SpaceOrigin et à suivre leur actualité sur facebook et twitter !
Quelques jours avant la fin du monde, on peut dire que RedLynx n'a pas froid aux yeux. Le studio a en effet prévu de sortir le deuxième DLC de l'incroyable Trials Evolution.
Sortie en avril dernier, cette pépite du XBLA surfera sur la vague de l'Apocalypse en proposant une quarantaine de nouveaux niveaux dédiés à la destruction ainsi qu'une dizaine de mini jeux. Portant le nom de Riders of Doom, le DLC sera proposé à 400 MsP et devrait être disponible en décembre, le 21 ?
En coup cas, moi, je sais ou je serait 21 décembre, sur ma bécane ! Yeah!
Quand on sait le chemin qu'il a parcouru, voir le jeu vidéo grandir un peu plus chaque jour est un réel plaisir. Aujourd'hui on apprend que le magistral Journey ( dont vous pouvez trouver le test ICI)créé par Jenova Chen se retrouve nominé aux Grammy Awards, la cérémonie américaine qui récompense les meilleurs oeuvres musicales de l'année.
C'est donc le tout aussi génial Austin Wintory ( qui travaille actuellement sur The Banner Saga)qui a composé la musique du jeu, qui se retrouve sur le devant de la scène dans la catégorie Best Score Soundstrack For Visual Media. Et ce n'est pas un petit prestige quand on voit avec qui il concoure : Howard Shore, Hans Zimmer, Ludovic Bource, John Williams et Trent Reznor & Atticus Ross.
Rendez-vous donc en Février pour célébrer cet évènement qui avait déjà couronné un certain CIVILISATION IV pour son thème principal...
Si vous nous suivez depuis un petit moment déjà, vous vous rappelez peut-être de Home que nous avions mis en avant sur le site. Un jeu développé sous la houlette d'un homme nommé Benjamin Rivers.
Hommage aux jeux du glorieux passé vidéoludique qui, comme un boomerang reviennent sur le devant de la scène. Au grand plaisir des nostal'geek. Home nous rappelle un certain Alone in the Dark. Autant dire les prémices de l'horreur sur galette numérique. Et si j'en reparle aujourd'hui c'est donc pour vous faire un rapide test de mon expérience sur un titre étonnant à plus d'un égard.
Benjamin Rivers fait découvrir dans Home, un monde en pixel art ( comprendre volontairement grossier). Une orientation graphique qui donne un charme non négligeable à ce jeu d'ambiance sinistre. Vous allez comprendre pourquoi.
Home, en bon jeu d'horreur, place notre héros dans une situation bien inconfortable. Amnésique et mal en point, le jeu vous propose, à travers différents tableaux horizontaux, de refaire le file des évènements étranges qui se sont produits il y a peu sous le nez de votre héros.
Simple dans la formule, il y a pourtant beaucoup à en retirer puisque c'est vous et vos actions qui articulent l'histoire qui se déroule. Ainsi, attendez vous à découvrir ce que votre curiosité vous aura poussé à découvrir.
Musicalement minimaliste, l'ambiance réussie des bruitages va jouer avec vos nerfs. On vous préviens d'ailleurs très bien en début de partie dans quelles conditions ce jeu doit être joué : dans le noir et avec un casque audio. Très efficace.
Pour la partie contraignante, le jeu est en anglais. Encore une fois, je ne vous facilite pas la tâche mais une fois que vous aurez fini le jeu, vous me remercierez. D'autant qu'il est très court. Un peu plus d'une heure suffira pour enfin sortir la tête du cauchemar.Voila pour la forme.
Dans le fond, Home est vraiment généreux. Dès les premières minutes, malgré le fait que ce soit du pixel art, on comprend que le personnage boite à travers ces quelques pixels qui le compose et ça j'ai adoré. Mieux, sans trop en dire, soyez attentif aux décors variés du jeu car là encore, Benjamin Rivers a laissé des indices pour nous les joueurs quant aux mystères que cachent l'intrigue. Plus qu'un simple jeu d'aventure inquiétant, Home impressionne par une finesse d'écriture, de game design et cette envie constante de savoir ce qui se cache derrière les portes malgré cette peur de l'inconnu. Personnellement, si je le rapproche d'Alone in the Dark, c'est aussi grâce à un auteur : Lovecraft. Si vous n'avez jamais lu H.P Lovecraft, il est encore tant de découvrir l'incroyable potentiel addictif de ses nouvelles. C'est justement ça, qui fait que Home vaut le coup d'être joué. C'est l'incroyable pouvoir de l'imagination qui se met en marche et vous happe dans un monde fantasmatique. Avec peu de choses, Home vous donnera beaucoup. Pour moins de 3 euros sur le site de Benjamin Rivers ou sur Steam, c'est une des expériences 2012 que vous devez essayer.